13 rue des Potins
Forum Yaoi
 
 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes 
 S’enregistrerS’enregistrer    ConnexionConnexion 



 ANNONCES à LIRE 
FORUM FERME DEFINITIVEMENT
Leur première fois - Tatsumi Ideyuki et Valentin Brendon
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet
   13 rue des Potins Index du Forum  .::. 13 rue des Potins  .::. 13 rue des Potins  .::. Fics pour les 1 an!

Sujet précédent .::. Sujet suivant  
Auteur Message
Tatsumi Ideyuki
Bibliothécaire associal

Hors ligne

Inscrit le: 13 Jan 2007
Messages: 844
Localisation: Ne cherchez pas

Message Posté le : Jeu 17 Jan - 20:44 (2008)    Sujet du message : Leur première fois - Tatsumi Ideyuki et Valentin Brendon Répondre en citant

Salut tout le monde ^___^p

Sympa cette rubrique ! Justement j'ai une fic à y mettre ^w^ depuis le temps que j'y suis, je l'ai enfin terminé. ^.^"
J'en avais parlé à quelques uns.. il était temps que je l'a termine. Alors je préviens les âmes sensibles XDDD [Je sais.. je sais.... C'est inutile... Vous êtes tous des Pervers !!! XD] LEMON !
Sur ce bonne fic.

Ps : C'est un one-shot alors n'attendez pas de suite Very Happy


- Leur première fois -


C’était une nuit comme les autres. Une de ses nuits où il passait des heures à crayonner des pages entières, concentré sur son travail avec pour seul éclairage sa lampe de bureau.
Un réveil dans le lointain le ramena à la réalité. 2h30 du matin. Une dernière phrase pour clore le chapitre et il rangea ses affaires. Sa disserte était attendue pour la semaine prochaine et demain il l’aura terminé.

Des ronflements de bienheureux envahirent la pièce, à moins qu’ils ne furent déjà présents mais que son esprit ne les ait occulté. Yohann Langlois dont l’arrivée lui était passée inaperçue, dormait à poings fermés encore vêtu de son survêtement. En vue de l’important match de vendredi, l’équipe de rugby subissait en entrainement proche de la torture. Son camarade de chambrée plus que tout autre ; être la star montante de ce sport n’était pas de tout repos.

En replaçant sa lampe, l’insuffisante lumière éclaira le centre de la pièce. Une boue épaisse recouvrait la moquette râpeuse de la chambre de la porte jusqu’à la couchette du brun marquant une séparation quasi égale du lieu. Ceci démontrait ainsi la différence de caractère des deux jeunes personnes.
Du côté du sportif régnait un désordre sans nom, les cahiers et manuels à même le sol, les vêtements salent se mêlant aux propres, tout en se répandant peu à peu hors du placard. Une confusion qui mettait en avant l’organisation de l’étudiant. Jamais un faux pli sur ses habits, un livre corné, un objet mal placé, une trace de poussière sur son étagère.
"Une place pour chaque chose et chaque chose à sa place" décrivait parfaitement Tatsumi Ideyuki. Maniaque de l’ordre et du rangement, il supportait de moins en moins son bordélique colocataire.

Tatsumi retroussa son nez de dégoût et d’un coup de pied rageur envoya Yohann atterrir sur le plancher. Les courbatures et sa chute brutale n’éveilla pas ce dernier de très bonne humeur.

- « Non mais t’es malade !!!!! Qu’est-ce qu’il te prend de faire ça ? » S’écria l’autre la mine déconfite.

- « Ramasse ça! » Ordonna t-il désignant du doigt l’immondice.

- « Putain !! Ça peut attendre demain ! Y a pas le feu !! »

- « Non ça ne peut pas !! Tu me nettoie c’truc ou j’te jure que tu le retrouveras dans ton pieu au réveil !! »

- « Merde tu fais chier !!! Je suis crevé !! Putain !! Tant que t’étais dans tes bouquins ça n’te gênais pas !!! »
Le rugbyman râla en se redressant et prit le nécessaire pour ramasser la terre. Il fallait mieux qu’il n’insiste pas, l’argenté était capable de mettre ses menaces à exécution et il l’avait apprit à ses dépens. Attelé à sa tâche, il l’observa se vêtir de sa veste et enfiler ses chaussures.

- « C’est la troisième nuit de suite que tu vas le chercher, il est au courant que tu as un contrôle général dans quelques heures ? »

- « Quand je voudrais ton avis je te le ferais savoir ! » Lança t-il à son encontre et ses clefs en poches, l’irrémédiable asocial claqua la porte.

Yohann soupira. Ils avaient pourtant les études en point commun mais quoi qu’il fasse, il se heurtait à un mur.

En l’espace de quarante-cinq minutes, il rejoint le point de rendez-vous. Le BS club était la boite branchée du moment, y avoir des entrées suffisait pour augmenter sa popularité. Cependant il détestait ce genre d’endroit, y mettre les pieds le gonflait. Le garçon se gara sur le parking et se présenta au portier. La minute suivante assourdit il chercha dans la semi-obscurité une silhouette connue.

Depuis quelques mois, Tatsumi était le bienvenu partout. On l’associait à ce grand blond taillé dans le roc et qui se déhanchait sur la piste ; à l’entour des femmes et des hommes, dont la tenue vestimentaire ne laissait rien à l’imagination.
Ses mouvements calquaient à la perfection avec le rythme de la musique, si bien qu’un corps féminin vint se coller à lui. Ce qui suivit évoqua à plus d’un esprit, bien plus qu’une danse passionnée.

Une tape sur son épaule interrompit le danseur,
- « Eh Val !! Ton carrosse est avancé » brailla Stan en montrant d’un signe de tête un mec immobile le regard rivé sur son ami.

Valentin remarqua effectivement qu’on l’attendait, souriant il salua son pote de virée et délaissa la petite brunette qui vexée alla danser avec l’autre.
Sur quelques sourires et clins d’œil à la populace frémissante de la boite, il rejoint l’étudiant qui n’eut pas le loisir de le voir arriver tant il tentait de se dépêtrer d’un dragueur gênant. Val entoura ses épaules de ses bras comme un petit-ami possessif, faisant ainsi une pierre deux coups : il empêchait l’impatient jeune homme de faire usage de la violence et refoulait ledit dragueur vers une autre cible.

- « Il voulait probablement seulement danser avec toi Tatsumi ça ne t’aurais pas tué. » dit-il après l’avoir entraîné au comptoir pour récupérer ses affaires. Le bruit y était moins présent et ils n’avaient pas à hurler pour se faire comprendre.

- « Je n’ai pas envie danser ! » cracha t-il de mauvaise humeur en le poussant pour qu’il le lâche, « Si tu ne buvais pas autant je ne serais pas obligé de venir te chercher et je n’aurais pas à subir ça ! »
Chaque fois c’était pareil, une femme ou un homme qu’importe. Il n’aimait pas qu’on l’accoste de cette manière… et à y réfléchir qu’on l’accoste tout court.

Le blond rit à la remarque et au ton exécrable de son ami. Ses plaintes étaient un refrain continuel qu’il connaissait par cœur. Mais ce soir-là il n’avait pas tort. Bien qu’il ait une bonne descente Valentin avait trop bu. Sur la piste de danse, emporté par la cadence il n’avait pas remarqué ses mouvements instables et cela ne lui arrivait pas si fréquemment. Ce constat fait, il dû trouver appuie sur son chauffeur attitré malgré les râles de ce dernier et c’est de cette manière qu’ils sortirent sous une pluie torrentielle de cette fin novembre.

Le retour s’éternisa sur plus d’une heure pour cause de déviation pour un quelconque accident, où le passager eut tout le temps de somnoler et l’autre de s’énerver contre la visibilité quasiment nulle de la route.
Tatsumi Ideyuki soupira. Pourquoi acceptait-il toujours d’aller le chercher ? Depuis qu’il le connaissait ses heures de sommeil avaient considérablement diminués et ses instants de tranquillité également. Allez savoir pourquoi le buveur invétéré lui avait offert, non lui avait imposé son amitié et tout les désagréments liés avec. L’étudiant assidu et l’inconditionnel fêtard … Vous parlez d’un beau contraste.
Il lui jeta un coup d’œil juste le temps de voir ses yeux se poser sur lui puis se refermer.
- « Je suis vraiment une bonne poire » murmura t-il en prenant la direction de l’habitat du blond.

Valentin Brendon vivait au-dehors du campus dans un ancien hôtel transformé en chambre pour étudiant. Etant pupille de la nation, l’Etat le lui payait tant qu’il continuait ses études ; c’était peut-être l’une des seules raisons pour laquelle il les suivait encore.
Les pas titubants de Val mis à sac la résolution du cadet de le laisser sur le parking. A près de 4H30 du matin l’un soutenant l’autre, ils montèrent au deuxième étage et le temps d’y arriver fut suffisant pour les tremper jusqu’aux os.

- « Maintenant va dormir ! Le chauffeur est crevé, il voudrait profiter du peu de sommeil qui lui reste ! » Déclara t-il en s’apprêtant à s’en aller le laissant sur son palier. La fatigue le menaçait et il avait un petit bout de chemin à faire pour rentrer. Mais sans qu’il s’y attende un bras l’attrapa à la taille l’empêchant de descendre les escaliers.

- « Cette nuit… reste avec moi Tastu. » Le torse contre son dos, le jeune boxeur remonta les humides mèches grises derrière l’oreille du surnommé "souris de bibliothèque" comme il aimait l’appeler parfois, « Dors avec moi cette nuit.. »

Pour une raison qu’il ignorait le cœur de Tatsumi battit un peu plus vite. Ils avaient déjà partagés la chambre d’hôtel à plusieurs reprises mais les circonstances étaient tout autres, ils n’étaient pas seuls.
Peut-être parce sa voix avait murmuré mais son esprit n’arrivait pas à associer cette demande aux plaisanteries habituels de Val. Restant un instant sans voix, il s’écarta de l’étreinte.
- « On ne peut pas dire à quatre du matin que nous soyons encore la nuit Val. Et de ce qui est de dormir avec toi… Je n’écouterais pas les paroles d’un ivrogne. » Dit-il simplement en cloîtrant son pressentiment au plus profond de lui.

L’ivrogne en question se contenta de le fixer s’approchant de lui le contraignant à se coller contre la rambarde. Dire qu’il y avait à peine quelques secondes cet homme ne tenait pas debout ! Ce revirement de situation ne pouvait que faire s’agrandir l’inquiétude dans les yeux gris clairs.
- « Je n’ai pas envie de jouer avec toi Valentin… » Commença t-il avant qu’une main ne vienne caresser sa joue semant le doute et la peur dans l’ensemble de son corps.
- « Je ne joue pas. » répondit l’autre en le dominant de sa taille, cela ne lui était pas difficile si l’on prenait en compte les quatorze centimètres qui les différenciaient.

Il s’était pourtant juré de ne jamais le toucher mais ne l’avait-il pas toujours désiré ? N’avait-il pas toujours tenté d’ignorer cette attirance ? Sans doute à cause de l’importante quantité d’alcool présente dans son sang, Valentin n’avait que faire de cette interdiction qu’il s’était lui-même fixé.

- « Val… »
En temps normal, il l’aurait déjà repoussé même frappé ; alors pourquoi ne réagissait-il pas ? Leurs lèvres se touchèrent sans qu’aucun de ses membres ne bougent pour les en empêcher. L’aîné des deux ne se voyant pas rejeté, avide de le goûter, approfondit rapidement le baiser. Il ne prit pas conscience des tremblements de son vis-à-vis qui les mains sur son torse, répondait timidement en prenant alors et seulement maintenant connaissance de ses sentiments. Préférer les hommes aux femmes, il l’avait toujours su mais jamais il n’aurait pensé en aimer un et qui plus est, Valentin Brendon qu’il y a quelques mois encore, il haïssait…

Leurs langues se joignirent et tandis que Val dominait complètement l’échange il sentit les jambes de Tatsumi se dérober sous un petit gémissement. Ce dernier avait une telle expression sur le visage… qu’elle ne fit que lui faire perdre davantage le contrôle de lui-même. En silence il l’emmena dans sa chambre n’écoutant aucunement sa tentative de résistance.

- « Valentin… Je… »

- « Chut. » ajouta t-il en apposant son doigt sur sa bouche avant de la reprendre avec possessivité.
Des mains se frayèrent un passage sous ses vêtements trempés caressant son torse avec gourmandise, Tatsu en gémit légèrement et se rendit soudain compte où ça allait les mener… Il réagit enfin. Le souffle court et les joues rougies, il détendit ses bras et s’éloigna de Val.

- « …Je ne veux pas… Tu es soûl… » Il n’arrivait même pas à le regarder dans les yeux, ce qui devait bien être la première fois ! Il aurait voulu fuir mais le blond se tenait entre lui et la porte. « Je ne veux pas ! » répéta t-il presque criant.

- « Tu ne veux pas ? » L’écart fut vite comblé et l’attrapant de nouveau à la taille l’italien se laissa tomber sur le lit, Tatsumi au-dessus de lui. « Mais moi j’ai envie de toi Tatsumi… tellement envie... »

- « ..Non... je ne... » Le blond ne le laissa pas finir. Il prit d’autorité sa nuque pour un baiser torride et humide, le faisant basculer en un mouvement pour se retrouver sur lui au grand désespoir de l’argenté. Les doigts crispés sur ses cheveux et sur sa veste il avait beau se débattre, il demeurait coincé sous cette masse musculaire. Dominé, Tatsu ne put réprimer un gémissement lorsqu’une main s’aventura entre ses jambes.

- « …mmmh… arrête… Putain !!! Val !!! Arrête !! » Parvint-il à dire, à crier mais c’était efforts inutiles ; déjà le blond lui léchait le torse, suçotait sa peau et vint mordiller l’un de ses tétons qui se voulait dresser…
- « aaah… !! » Il soupira contre son gré alors que des frissons, loin d’être désagréables lui parcourraient le corps tout entier. Dépourvu et impuissant quand à changer le court de la situation dans laquelle il se trouvait, l’étudiant para l’arrivée d’autres plaintes signe de son plaisir avec sa propre main. Mais Val éprit de le voir succomber, accentua ses caresses sur son bas-ventre et attrapant son poignet, il susurra :
- « Je veux t’entendre. »
D’un geste vif, il descendit le pantalon défait et le boxer du jeune homme jusqu’à ses genoux. Laissant ce dernier rouspéter et lui hurler d’arrêter, il prit son membre bandant par ses soins dans sa bouche pour le sucer avidement. Quel fut son ravissement de le voir se cambrer de surprise et de plaisir. Même si de son bras libre, il tirait comme un damné sur ses cheveux. Léchant sa verge avec délice il le suçait lentement, bien que le désir de le faire sien lui brûlait les veines.
Les plaintes et l’expression lascive de Tatsumi Ideyuki n’étaient pas pour le rendre patient. Deux de ses doigts allèrent titiller son intimité, le caressant et le poussant lentement sans l’enfreindre.
- « Que ?! Non... Fais pas ça… non !! Arrête !! NON !! » Paniqué. Il allait trop vite ! Il se débattit à nouveau. Non il ne voulait aller si loin ! Non, pas alors qu’il ignorait si Valentin se souviendrait de quoique ce soit le lendemain ! Il le savait maintenant. Il l’aimait. Alors comment pourrait-il accepter qu’il l’oublie ? Ne dit-on pas que de toute haine découle de l’amour ?
Haletant, il gigota dans tout les sens, lui donnant des coups de pieds en hurlant pour tenter de lui échapper ; ce qui ne fit que limer la patience du boxeur. Celui-ci libéra son sexe et maintenant fermement sa prise sur son bras, le pénétra brusquement de ses doigts. Tatsu poussa un cri de douleur. S’il n’avait jamais imaginé sa première fois, il ne l’aurait jamais pensé si douloureuse. Il lui semblait être déchiré au fond de lui tant cela faisait mal et une larme solitaire s’écoula de ses yeux.

- « Merde ! Si tu n’avais pas tant bougé, j’aurais évité de te faire mal… Idiot ! » Dit-il rageur.
Il n’avait certes pas les idées claires, ne se souvenant même pas à quel moment il s’était délaissé de ses vêtements supérieurs ; mais une chose dont il était sur, c’est qu’il voulait lui faire l’amour et non le baiser. Pourquoi était-il si têtu ? Ne pouvait-il pas tout simplement se laisser faire ? Valentin vint embrasser son visage déformé par la souffrance qu’il lui infligeait et voulu l’embrasser tout court mais Tatsumi tourna la tête.

- « …enlève-les… s’il te plait… ça fait mal… » Supplia t-il dans un souffle.

- « Non. Ça va passer. Reste tranquille. » Il joignit leur lèvres par force mais ne s’y attarda pas, recouvrant ses joues, son cou, ses oreilles de tendres baisers. Son amant semblant s’être résolu, il déboutonna sa chemise et l’en défit en même temps que sa veste.
- « Tu es si beau Tatsu… Je t’ai toujours regardé… Je t’ai toujours observé… » Murmura t-il en caressant doucement son corps sans déloger ses phalanges qu’il laissait immobiles. « Regarde-moi Tatsu… Embrasse-moi… »

L’appelé frissonna et il le foudroya du regard. Il n’aurait plus son consentement ! Il fallait qu’il résiste ! Il fallait qu’il résiste à cette chaleur qui l’envahissait au son de sa voix, il fallait qu’il attende qu’il se lasse… il ne fallait pas soupirer lorsqu’il caressait ses petites pointes de chair… il ne fallait pas gémir alors qu’il les tirait délicatement avec ses dents… Non… Plus que tout, il ne fallait pas oublier la douleur qui s’amenuisait au fur et à mesure qu’il détendait son corps par ses attentions…
Mais comment obéir à sa conscience quand son ennemi, son ami, son amour était si doué pour le faire réagir ? Le plaisir qui l’avait quitté quelques minutes plutôt, revint malgré toute sa résistance passive. Se mordant la lèvre inférieure pour empêcher tout son sortir de sa bouche, il arqua tout de même son corps quand Val se remit à l’aspirer, et ce, bien plus vite que précédemment. Sa langue chaude, humide, habile ne pouvait le laisser indifférent… il allait venir… il le sentait et c’est cet instant que Valentin choisi de mouver en lui. La mâchoire crispée et les mains tirant sur les draps, il se tordait et de plaisir et de déplaisir…

- « ça fait mal !! Valentiiin !!! » Cria t-il mais malgré cela il éjacula dans sa bouche.

- « …mmh… Tu es délicieux… chut… tu t’y habitue déjà… » Dit-il satisfait en se léchant les lèvres pour repêcher les dernières gouttes de sa jouissance. « … ton corps si serré.. »

- « …tais…. Tais-toi !! Enlève-les !! Enlève-les !! …han… ! Fait mal… !! » Mais c’était presque un mensonge… Tout comme il s’était habitué à leur présence, il s’habituait aux actions de ses doigts… et bien plus… « C’est… embarrassant.. »

- « …mais tu aimes… ton corps ne ment pas… écoute-le » il accéléra ses mouvements et Tatsumi haleta un peu plus… la douleur ne s’était pas effacée mais à présent d’autres sensations la surpassait, le rendant tout chose et incapable de retenir sa voix…

- « ..Non… c’est... bizarre… mmmh… » Se plaint-il alors qu’instinctivement il écartait davantage les jambes… C’était intense et ce le fut plus encore lorsque le boxeur toucha en lui un point qui le fit crier !

- « …nous y voila… » Chuchota Val, le sourire en coin. Il se mit à malmener la petite bosse et engloutit ses bruyants gémissements en liant sa bouche à la sienne. Collé contre lui, son argenté y répondit semblant se noyer dans la profondeur de leur fougueux baiser… ses bras vinrent entourer son cou… ses ongles s’enfoncer dans sa peau…
- « HAA !! Valentin !! »
Il ne l’avait jamais vu si beau, il était tout simplement magnifique… ses cheveux d’argent déployés autour de lui, ses yeux brumeux ne semblant plus le voir mais qui ne voyaient que lui… son corps, son esprit, lui tout entier capitulait. Si sensuel… si charnel… Il n’y tint plus. Il le voulait dans l’instant ! Val le mit à nu et libéra son propre membre…

Il était trop tard pour reculer, au fond il désirait la suite succombant à son propre désir Pourtant il l’appréhendait. Pour Tatsumi, c’était son premier homme. Lorsque le blond le reprit contre lui et se plaça entre ses jambes, par peur plus que pour protester, il posa ses mains sur son torse musclé :
« …ne va pas plus loin… je n’veux pas… » Avec toute son inexpérience, il craignait la suite.
« …m’arrêter là… ? Nous le regretterions tout les deux… tu en a envie autant que moi… » Il le voulait. L’avait toujours voulu.
« …Valentin… non… »
« …détends-toi Tatsumi… je ne veux pas te faire de mal… » Répondit-il en se voulant rassurant et il poussa doucement sur l’anneau de chair. Tatsu se raidit, la tête rejetée en arrière il gémit de douleur.
« ..Noon……ça fait mal…! »
Mais il ne l’écoutait pas… ou si peu. C’était si bon d’être en lui, il en perdait le tantinet de raison que l’alcool ne lui avait pas ôté.
« Tatsumi... mmh... j’en ai rêvé.. » il l’embrassa doucement, « Aime moi Tatsumi.. » il l’embrassa encore… « Ne sois qu’à moi… » S’enfonçant totalement dans son corps vierge, il prononça son prénom d’une voix rauque et désireuse. « ..Je ne te quitterais jamais… reste avec moi..»
Ses mots l’émouvaient plus qu’il ne voudrait l’admettre… Cet homme sans moral… cet homme qui s’était imposé à lui. Il n’avait pas réussi à s’en débarrasser... il ne l’avait peut-être jamais voulu. Leur première rencontre lui semblait loin en cet instant… une simple bousculade… Si on lui avait dit ce qu’il se passerait ensuite… si on lui avait prédit cet acte… il aurait probablement fait un massacre de cette personne.

« …douce… doucement… Val… » Prononça t-il dans son cou, souffrant de son empressement. Il attrapa d’un coup sa tête pour que son regard tombe dans le sien… il en rougit mais n’en démorda pas. « …tu… me fais… mal… »

« …supporte le… encore un peu Tatsu… » Répondit-il en bougeant en lui sans attendre. Il caressa son visage marqué par la douleur. Ce n’est pas ce qu’il voulait mais il ne s’écoutait même plus lui-même…

« …pour … pourquoi… ? » s’époumona t-il laissant ses yeux s’humidifier. … douleur… « Pourquoi… devrais-je… faire ça…?!!» S’offrir ainsi… souffrir ainsi…

«…Parce que tu m’aimes… »
L’étudiant en lettre resta stupéfait desdites paroles… Même si celles-ci étaient vraies… Il en fut quand même blessé et détourna les yeux. Aurait-il préféré entendre "Parce que je t’aime" ? Ses pensées n’allèrent pas plus loin, chassées par sa voix murmurant à son oreille :
« Pardonne-moi »

Il était sincère. Cet air triste sur son visage, il en était la cause et le regrettait sincèrement. Tatsumi Ideyuki était bien le seul pour qui il regrettait quelque chose. Cependant… cela arriverait souvent…

« …non… je… n’te... le pardonnerais… jamais… » Refoulant les larmes qui lui venaient, il l’embrassa tendrement. Un baiser aux effluves d’alcool et d’essences corporelles, un baiser consentent exprimant la profondeur de ses sentiments. Son amant fut surpris de cette différence mais Tatsu approfondissant déjà, le blond l’étreignit en y répondant passionnément.
Dans cet élan de tendresse, il se fit même plus doux, prenant alors un rythme supportable pour Tatsumi atténuant enfin son cruel calvaire. Pourtant ça n’était à peine agréable mais Val semblait s’y complaire et grognait doucement entre leurs lèvres. Quand le baiser fut rompu, il crut que c’était enfin terminé... qu’il pourrait rentrer au dortoir…et oublier peut-être…

Mais soudainement un cri raisonna dans la petite chambre ! Et ce fut de sa propre bouche qu’il sortit. Suivit d’un autre et d’un autre encore ! Son corps s’arqua, son souffle s’accéléra, il tremblait et se contracta sous sa masse de boxeur… C’était incompréhensible. Vague par vague le plaisir le transcendait… pliait totalement sa volonté… brisait ses réflexions… faisait bouillir son sang ! Valentin pilonnait son intérieur, et à chaque coup de bassin, écrasait sa prostate de son membre imposant. Il ne comprenait ce revirement, n’en avait pas l’esprit alors qu’il cria son nom… il le supplia de cesser ! D’arrêter ! C’était trop étrange… anormale… et trop bon… Qu’allait-il devenir s’il aimait ça ?
Il perdit toute notion de temps ou de lieu. Bougeant les hanches, brutalement sans contrôle, il s’agrippa à lui et son discourt fut tout autre.
« Aaaaah !!! Valentin !!!! Plus fort !!! »

Et c’est ce qu’il fit. Il n’avait plus conscience que de ce corps magnifique qui s’harmonisait avec le sien, qui lui répondait enfin.
« ..Tatsumi… » Il lui fit l’amour ou plutôt, ils firent l’amour le souffle saccadé, s’abandonnant à l’envoûtante passion.

Puis son corps se tendit puis s’affaissa sur Tatsumi, qui se répandit entre leur torse ; mêlant son sperme à la transpiration perlante recouvrant leur peau.

Le silence n’était soudain troublé que par leur respiration bruyante et un lourd sommeil s’abattit sur les deux jeunes gens. C’est à peine si Valentin se retira de lui, en les remontants complètements sur le lit dans un état second. Aucune protestation ne se fit entendre. L’étudiant n’était plus capable de faire un seul geste, de dire quoique ce fusse. Abrutit par le manque de sommeil et l’effort, Tatsumi sombra et Valentin le suivit sans peine, ivre d’épuisement et d’alcool.

La pluie continuait à tomber, martelant l’unique fenêtre de la chambre. Un réveil sonna juste un instant, écrasé ensuite par une main puissante. Le visage défait, il grommela et envoya l’engin devenu silencieux se briser sur le sol. Pour aucune autre raison que sa mauvaise humeur. Ses membres étaient lourds, ses paupières difficiles à ouvrir conséquence d’un somme trop léger. S’éveillant en maugréant, il porta sa paume à son front douloureux. A nouveau, il avait la gueule de bois et à en juger le semi-étouffement dont il était victime, une autre personne squattait son lit.

Il ne jeta pas un regard au corps chaud collé contre lui et le repoussa sans ménagement, sortant du même mouvement de cet enclos de chair humaine. Un matin comme tous les autres en quelque sorte. A un détail près…
Un coup de pied majestueux l’atteignit sur le flanc gauche et ses yeux contrariés se posèrent sur le responsable du coup.
Relevé légèrement sur ses coudes, il n’avait pas apprécié son rude réveil et encore moins la douleur lancinante de son postérieur.
Pendant une seconde Val fixa un Tatsumi nu, ébouriffé et visiblement aussi de méchante humeur que lui.

« Mais qu’est-ce que tu fous là ?!! » maugréa le blond en le dévisageant de la tête aux pieds et il aurait peut-être du s’abstenir de poser une telle question. Ce fut avec une colère indescriptible que Tatsu le foudroya du regard.

« Va te faire foutre !! Tu n’es qu’un enfoiré !! » Il tenta de se lever, une peine immense broyant son cœur mais Val le retint par le bras.

« Attend une seconde ! C’est à moi que tu parles comme ça ? J’peux savoir c’que j’t’ai fait pour t’entendre gueuler dans ma tête dès l’matin ?! D’ailleurs qu’est-ce que tu fous dans mon pieu je peux savoir ? » La situation était incongrue, une fois encore il avait du trop boire la veille et le crâne bourdonnant, il ne saisissait pas le comment du pourquoi. Notamment pourquoi avait-il un Tatsumi nu et en rage devant lui et contre lui... ?
Soudain ses yeux s’agrandirent d’un coup semblant éclairés du savoir universel et un violent poing osseux s’abattit sur sa face italienne.

« Salaud !! Enfoiré !!! Va te faire voir !! Va en enfer !!! Tu m’rend malade !» Une pluie d’insultes raisonna dans la pièce et Tatsumi sortit brusquement du lit. Une colère irrépressible bousculait ses entrailles et le faisait maudire les quelques heures précédentes auxquelles, il lui avait cédé. Il avait tellement honte ! Mais le traitement subi à ce moment-là restait imprégné dans ses membres et ses jambes cédèrent sous lui. Tatsu se retrouva à genoux puis à quatre pattes sur le sol. Il en aurait pleuré si Valentin n’avait pas choisi cet instant pour le relever.

« Ne me touche pas !! J’t’ai rien demandé ! Ne me touche pas !!!! » Il se débattit et Val grogna, le souleva dans ses bras puis le balança sur le lit ;
« Ferme là deux minutes ! » cria t-il pour le faire taire, « s’il te plait ferme-là ! »
Il se tenait debout juste au-dessus de lui, il avait mal au crâne et ses cris étaient insupportables. Il le dévisagea à nouveau alors que le silence était loin d’être revenu, l’argentée s’égosillant toujours.

« …désolé… » Fit-il enfin en se laissant tomber sur le bord du lit. « Je suis désolé Tatsumi. » Et le nommé se tut enfin. Sa surprise était aussi évidente que la sincérité du boxeur. Il eut un temps où aucuns des deux ne dit mot.

Comme il s’en voulait maintenant que ses souvenirs revenaient par brides. Il avait en une soirée, brisé cette amitié qu’il se donnait un mal fou à conserver. Connaissant la bête, inutile de penser à revenir en arrière, à faire comme si rien ne s’était passé… comme s’il le pouvait lui-même…

« J’étais bourré… »
« Arrête. Je ne veux pas entendre ça. » Répliqua t-il vexé et s’apprêta à s’en aller, il ne resterait pas une minutes de plus ! Pourtant une main se posa sur sa jambe et des yeux bleus clairs fixèrent leur regard dans ses prunelles grises.
« Tatsumi… ce que je voulait dire… c’est que je regrette que ça se soit passé comme ça… mais absolument pas le fait de t’avoir fait l’amour. »
Tatsumi rougit jusqu’à la racine des cheveux et ouvrit la bouche pour démorde ce mensonge quand Val enveloppa ses épaules avec la couverture.

« Je vais faire un café, tu en veux ? J’ai mal au crâne »
Abasourdit Tatsu ne sut pas tout de suite quoi répondre…
« Alors ? Façon j’ai que ça » reprit-il en allant prendre un cigarillo dans un tiroir de la commode. « Pendant qu’on y est, tu veux un truc à manger ou tu veux peut-être prendre une douche ?

Ahurit, il décela enfin les lèvres, hors de question qu’il le laisse agir comme s’il était pardonné par un simple petit mot d’excuse ou que leur acte n’était qu’une banalité dont le blond avait l’habitude.
« Non. Je ne veux rien de tout ça ! »
« Alors tu veux quoi ? Coupa Val. « Recommencer ? fit-il avec un regard suggestif. Parce que si c’est ça… »
« Va te faire… »
« Foutre. Je sais. S’il te plait arrête de crier et dit moi clairement ce que tu veux. Je ne peux pas me mettre à genoux et implorer ton pardon Tatsu »
Il soupira. Allez savoir pourquoi mais dès le départ, il s’était juré de ne jamais mettre le jeune homme dans son lit et s’était contenter jusqu’à lors de son amitié qu’il lui avait arraché. Le poursuivant chaque jour, s’incrustant dans son quotidien. Il en avait conclu que du moment qu’il l’avait près de lui, cela lui suffisait. Un peu comme s’il lui appartenait.
« Je peux pas effacer cette nuit non plus… et j’aurai sans doute envie de la renouveler… alors je ne vois qu’une solution… » Il s’était approché et lui tendait le petit cigare, « Sors avec moi. »

« …sortir avec toi… ? » répéta Tatsu incrédule.
« Ouais »
« Te... te... fous pas d’moi !!! » Tâcha t-il de dire, c’était trop soudain ! « T’es incapable de rester avec une seule personne ! Je ne suis pas l’un de tes amants, je te connais Valentin ! »
« Tu crois ? » il était déjà si près.. et ne lui laissa pas le temps de répondre. Valentin l’embrassa doucement. « Sors avec moi »

Il le regarda stupéfait. Devait-il vraiment le croire ?
Il finit par lui arracher le cigarillo et le repoussa pour en tirer une bouffée. Il l’écrasa ensuite dans le cendrier en toisant Val.
« Jamais. » Et il s’allongea complètement dans les draps.
« Et j’peux savoir ce que tu comptes faire ? » demanda t-il légèrement irrité, il ne l’avait toujours pas pris ce café… cette histoire avait dérapée.

« Dormir ! Maintenant la ferme ! » Grogna le cadet en recouvrant sa tête avec la couverture. Il était crevé, il avait mal, il n’était plus temps d’aller en cours. Tant pis pour l’examen. Et surtout, il reconsidérait la demande en silence... sortir avec Valentin… qui voudrait accepter, vraiment ?!!! Non jamais... jamais il ne lui permettra de le retoucher. Il l’avait molesté malgré ses protestations… il n’avait jamais voulu ça… il n’y avait prit aucun plaisir… aucun…

Valentin le regarda longuement puis mit un coup dans le lit pour l’entendre râler et le laissant à sa mauvaise foi, il alla dans la petite kitchenette se faire sa tasse de caféine.
Il faisait peut-être une erreur. Il ne s’était jamais mit avec quelqu’un plus de vingt-quatre heures. Pourtant Tatsu venait de lui donner son accord en ne quittant pas son lit. Ouais Tatsumi ne fonctionnait pas comme tout le monde, un type bizarre avec une apparence bizarre. Il sentait déjà que les jours à venir n’allait pas être de tout repos.

En tenue d’Adam, il but silencieusement son petit déjeuner tardif… Et ce qui le fit sourire ne fut pas la gueule de bois dont il avait l’habitude… non.
Mais bel et bien l’image d’un être soumis à ses désirs, les lèvres gonflées par leurs baisers, l’appelant d’une voix suave et casée…

FIN.
.................................................................
A défaut de disparaître, de déménager ou autre, foutez-moi la paix.
Revenir en haut
              

Publicité






Message Posté le : Jeu 17 Jan - 20:44 (2008)    Sujet du message : Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
              

   13 rue des Potins Index du Forum .::. Fics pour les 1 an!
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet
Page 1 sur 1
Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Montrer les messages depuis :   

 
Sauter vers :  

Index | Panneau d’administration | créer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com
Template by .: SGo :.